Le temps perdu à méditer

“Pourquoi je ne médite pas ?
Parce que je n’ai pas le temps.”
Voici une phrase que j’entends souvent. C’est vrai, la méditation, si elle est considérée comme une activité ordinaire, représente est un créneau de plus à caser dans un planning déjà bien chargé.
Mais voilà, la méditation n’est pas une activité ordinaire.

Un investissement rentable
Depuis quarante ans des études ont démontrées les nombreuses vertus de la pratique régulière sur la santé. Parmi celles-ci, on y trouve le ralentissement des effets du vieillissement (notamment par la réduction de la dégénérescence des télomères).
Non seulement on vit en meilleure santé mais aussi plus longtemps. Le temps qu’on passe à méditer, nous rajoute du temps à vivre.

La relativité du temps subjectif
Même si l’écoulement du temps est linéaire, sa perception est loin de l’être : 3 secondes, avec les doigts coincés dans la porte, ca peut sembler un peu long.
La méditation, permet de cultiver la profondeur du temps, sa verticalité (par opposition a la vision objective et linéaire). Par la présence qu’elle permet de cultiver, la méditation apprend à remplir le temps, à l’allonger. Durant une session et pendant les heures suivantes, la perception du temps est différente.
Lorsque je ne médite pas le matin j’ai l’impression en fin de journée que le temps a filé sans que je m’en rende compte.

Le temps investi dans la méditation augmente la durée, mais surtout la qualité de vie. Comme disait St François de Sales :
“Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire.”

Alors maintenant, qu’est ce qui te retient ?